Au départ, La Coloc n’était pas censée devenir La Coloc.
Franck cherchait simplement de nouveaux locaux pour son agence de Communication Ouverture. Un endroit un peu plus grand, plus confortable, où l’agence pourrait continuer à se développer. Peut-être avec une ou deux entreprises en sous-location, histoire de partager un peu l’espace.
Et puis il y a eu ce bâtiment.
Bien placé, pas très loin des anciens locaux de la rue du 14 juillet. Trop grand, clairement. Mais suffisamment intriguant pour passer un coup de fil “juste pour voir”.
La visite a fait le reste.
Derrière ce que l’on apercevait depuis la route, il y avait beaucoup plus : des volumes, un sous-sol, des dépendances, des possibilités partout. Près de 800 m² de bâti, beaucoup trop pour une agence seule… mais assez pour imaginer autre chose.
“Je me suis dit : waouh, là, il y a un truc génial à faire.”
Un lieu né pendant les travaux
Avant même que le concept soit vraiment défini, il y avait déjà du monde sur place.
L’équipe de l’Agence Ouverture, l’Agence Et-cetera, une décoratrice d'intérieur, une asso, ... de premiers professionnels intéressés par l’idée de venir travailler dans le même lieu… Tout cela alors que les travaux n’étaient pas commencés.
Et quels travaux.
Les étages ont été rasés, vidés, repensés, reconstruits. Franck en a réalisé une très grande partie lui-même sur 2 ans, aidé par la famille, des amis, des collègues. Pendant que les mains étaient occupées à casser, monter, isoler ou installer, le cerveau, lui, avait le temps de vagabonder.
Petit à petit, l’idée s’est imposée : le sous-sol, le rez-de-chaussée, l’étage, les espaces communs, les bureaux, tout devait former un seul et même lieu.
Pas une addition de pièces louées séparément.
Un vrai univers de travail partagé.
La Coloc est née comme ça. Pas sur un tableau Excel. Plutôt entre deux couches d’enduit.
Un coworking, oui. Mais pas seulement.
Aujourd’hui, La Coloc accueille des entreprises en bureaux privés, des indépendants, des salariés en télétravail, des personnes en open space fixe, mais aussi des nomades qui viennent à la journée ou quelques fois par mois.
Certains sont là depuis plusieurs années. D’autres passent de temps en temps. Beaucoup reviennent.
Ce qui marque, c’est l’ambiance.
Une ambiance de travail, mais pas froide. Une ambiance conviviale, mais pas brouillonne. Le midi, il n’est pas rare de voir huit ou neuf personnes d’entreprises différentes partager un repas dans la cuisine du rez-de-chaussée. On rigole, on discute, on échange sur les projets, le week-end, les galères du moment ou les petites victoires.
Puis chacun retourne bosser.
Et là, ça bosse vraiment.
La Coloc a ce petit équilibre rare : on peut y discuter autour d’un café, puis retrouver le calme nécessaire pour avancer sur ses dossiers.
“Le Pentagone” et les collègues sans patron commun
Il y a même des petits groupes qui se sont créés naturellement.
Dans l’open space du bas, une grande table en forme de pentagone a fini par donner son nom à ceux qui y travaillent : “le Pentagone”.
Ils ne sont pas de la même entreprise. Ils n’ont pas le même métier. Certains sont indépendants, d’autres salariés en télétravail. Mais à force de partager le même espace, ils sont devenus une forme d’équipe.
Pas une équipe avec un organigramme, des réunions obligatoires et un chef au bout de la table.
Plutôt des collègues choisis.
Et c’est peut-être ça, l’un des grands intérêts de La Coloc : retrouver les bons côtés de la vie collective sans toutes les contraintes de l’entreprise classique.
Pouvoir raconter son week-end. Demander un avis. Entendre une conversation qui ouvre une idée. Prendre un café quand la journée devient longue. Ne pas être seul, tout simplement.
Un lieu pensé pour travailler vraiment
Si l’ambiance s’est construite naturellement, le lieu, lui, a été pensé avec beaucoup d’attention.
L’un des points importants dès les travaux : l’isolation phonique.
Franck avait déjà connu des espaces de coworking où l’on entendait trop bien la conversation du bureau voisin. Pas idéal pour se concentrer. Pas très confortable non plus quand on passe des appels ou des visios.
À La Coloc, les bureaux ont donc été pensés pour permettre à chacun de travailler tranquillement. Les espaces sont nombreux, les volumes généreux, et il est toujours possible de s’isoler pour un appel, une visio ou un moment de concentration.
L’espace, c’est un luxe. Ici, il sert surtout à mieux respirer.
Un lieu qui a aussi fait évoluer l’agence
La Coloc n’a pas seulement changé le quotidien de ceux qui y travaillent. Elle a aussi influencé l’évolution de l’Agence Ouverture.
C’est en étant installée dans ce lieu, avec des salles, du matériel, un plateau technique et des échanges quotidiens avec d’autres professionnels, que l’agence a relancé plus fortement son activité de formation en communication.
Formation by Ouverture s’est développée dans ce contexte-là : un lieu adapté, des salles disponibles, un environnement vivant, des discussions qui font naître des idées.
La Coloc est devenue un terrain naturel pour transmettre ce que l’agence pratique au quotidien.
Un studio, un plateau, et bientôt plus de podcasts ?
Au sous-sol, La Coloc cache aussi un autre atout : un plateau d’environ 80 m².
Un espace insonorisé, dans le noir, où l’on peut créer la lumière dont on a besoin. Avec un écran géant pour le décor, plusieurs ambiances possibles, des éléments de scénographie et une zone technique déjà utilisée pour des webinaires, des événements live ou des tournages.
Pour l’agence, c’est un vrai confort : le matériel est sur place, les caméras aussi, et il n’est pas nécessaire de tout installer puis tout démonter à chaque projet.
Une zone est également configurée pour enregistrer des podcasts, simplement avec les micros quand l’image n’est pas nécessaire.
Et vu l’intérêt croissant pour ce format, c’est clairement une piste de développement pour les prochains mois.
Une Coloc qui continue d’évoluer
Comme souvent avec les lieux vivants, tout ne s’est pas passé comme prévu.
Les dépendances, qui semblaient au départ presque secondaires, ont trouvé leur utilité. Une maisonnette à l’arrière est même devenue le lieu de vie de Franck, de son fils Oscar et de sa compagne Zoé.
Son père y a aussi installé une impressionnante collection de livres, plus de 10 000 ouvrages, dans un espace baptisé “la bouquinerie de Michel”.
Ce n’était pas écrit dans le plan de départ. Mais finalement, ça raconte assez bien l’esprit du lieu : La Coloc s’est construite, puis elle a continué à vivre.
Aujourd’hui, l’un des axes de développement concerne les usages nomades : venir travailler une journée, réserver ponctuellement un bureau, utiliser une salle de réunion, passer à La Coloc quand on est à Pau pour quelques heures ou quelques jours.
Certaines personnes viennent une fois. D’autres reviennent régulièrement. Et peu à peu, même les nomades entrent dans l’ambiance du lieu.
“J’aimerais bien travailler dans un endroit comme ça”
Quand des personnes découvrent La Coloc pour la première fois, la réaction revient souvent :
“Waouh, c’est sympa ici.”
“C’est joli.”
“J’aimerais bien avoir un lieu comme ça pour travailler.”
Pour Franck, c’est probablement le meilleur indicateur.
Parce qu’au fond, avant les offres, les mètres carrés, les bureaux, les salles ou les équipements, La Coloc repose sur une sensation simple : on doit s’y sentir bien pour travailler.
Et si l’on entend quelques rires près de la cuisine, une discussion dans la cour ou un café qui se prolonge un peu, ce n’est pas un problème.
C’est même plutôt bon signe.
Comme le résume Franck :
“La Coloc, c’est un endroit sympa pour venir travailler de façon très ponctuelle, ou plus longtemps si les gens ont envie d’y poser leurs valises.”