Communication industrielle · Méthode · Agence Ouverture

L’industrie un terrain de communication à part

Depuis ses début sur Hélioparc, l’Agence Ouverture cultive un lien fort avec l’industrie : films sécurité, formation, métiers, innovation et récits de terrain.

Comprendre les sites, les métiers, les contraintes et les femmes et les hommes qui font vivre l’industrie au quotidien.

Résumé

En bref

Depuis ses débuts à Hélioparc, l'Agence Ouverture entretient un lien fort avec le monde industriel. Ce secteur nous passionne parce qu’il rend visibles des savoir-faire souvent méconnus : procédés techniques, chaînes de production, sécurité, innovation, métiers en tension et réalités humaines du terrain. Au fil des années, nous avons accompagné de nombreux acteurs industriels sur des films d’accueil sécurité, de formation, de présentation, de prévention ou de valorisation des métiers : TotalEnergies, Eiffage, TIGF/Téréga, Sobegi, Ball Packaging, CFATEC, Fébus Optics, FlexKey, Speichim Processing ou encore Lacq Plus. Ces projets demandent une approche particulière : comprendre avant de filmer, respecter les contraintes des sites, s’adapter aux procédures et traduire des sujets parfois complexes en récits clairs et utiles. Car derrière les machines, les process et les innovations, il y a surtout des femmes et des hommes qui produisent, transmettent, sécurisent, expliquent et font vivre l’industrie au quotidien.

Hélioparcpoint de départ
2024CO₂ et ton ludique
Lacq Plusécosystème industriel

Origines

Un lien particulier avec le monde industriel

Atelier industriel avec machines, zones de travail et organisation de production.
L’industrie se raconte mieux quand on prend le temps de comprendre les gestes, les flux et les contraintes du terrain.

Depuis ses débuts, Agence Ouverture entretient un lien particulier avec le monde industriel.

Quand Franck a créé la structure, il était installé à Hélioparc, à Pau. Un environnement où l’on croisait naturellement des entreprises techniques, des ingénieurs, des chercheurs, des industriels et des prestataires spécialisés. L’industrie n’était donc pas un secteur lointain : elle faisait partie du décor, des rencontres, des conversations.

Difficile aujourd’hui de dire quel a été le tout premier projet industriel de l’agence. Mais assez vite, ce type de sujet s’est imposé naturellement.

Et il nous a plu.

Parce que l’industrie, c’est souvent ce que l’on ne voit pas. On utilise des objets, de l’énergie, des emballages, des infrastructures ou des services sans imaginer les procédés, les chaînes de production, les contrôles, les gestes métier et les choix techniques qu’il y a derrière.

Ce qui nous intéresse, c’est justement cette intelligence-là : comprendre comment un geste simple, presque artisanal à petite échelle, devient un process industriel capable de produire vite, bien, en sécurité, avec régularité et précision.

Méthode

Comprendre avant de filmer

Travailler dans l’industrie, ce n’est pas arriver avec une caméra et improviser de belles images entre deux machines.

Il faut comprendre le site, les règles, les contraintes, les publics, les messages à transmettre. Il faut parfois composer avec des zones sensibles, des horaires précis, des autorisations, des équipements de protection, des procédures de sécurité et des validations indispensables.

C’est une autre temporalité.

L’agence peut être souple et réactive, mais dans l’industrie, cette souplesse consiste surtout à s’adapter au terrain. Une usine ne s’arrête pas pour un plan vidéo. Et c’est très bien comme ça.

Cette exigence est d’autant plus importante que nous avons souvent travaillé sur des sujets liés à la sécurité elle-même : films d’accueil sécurité, supports de formation, prévention, QHSE, ergonomie au travail, procédures internes.

On ne peut pas produire des films sur la sécurité sans respecter profondément cette culture sur le terrain.

Références

Des projets industriels très variés

Au fil des années, nous avons accompagné des entreprises industrielles sur des besoins très différents.

Pour Eiffage Énergie Occitanie, nous avons réalisé une vidéo d’accueil destinée aux nouveaux salariés, pour leur permettre de mieux comprendre l’entreprise, ses métiers et son organisation.

Pour Eiffage également, nous avons travaillé sur un film autour de la cohésion d’équipes, avec des collaborateurs de Pau, Tarbes et Auch réunis sur un chantier. L’objectif n’était pas seulement de montrer une intervention, mais de faire apparaître les méthodes de travail, l’écoute, la coordination et les différences entre équipes.

Pour TIGF, avant que l’entreprise ne devienne Téréga, nous avons produit un support de formation autour de l’analyse des risques et du permis de travail : un film long accompagné de modules courts, pensés pour transmettre des procédures de manière claire et concrète.

Nous avons aussi travaillé sur des sujets d’ergonomie, de prévention, de document unique, de sécurité au travail, avec parfois des formes plus pédagogiques ou illustrées.

Et sur des projets de présentation plus institutionnels, comme pour Finsa-Mediland, autour d’une activité industrielle liée au panneau de fibre de bois MDF, de la qualité, de l’environnement, de la sécurité et de la valorisation des équipes.

Ces références ont des formats différents, mais elles reposent sur une même logique : rendre compréhensible ce qui est technique, visible ce qui est souvent invisible, et valorisant ce qui mérite de l’être.

Sites sensibles

Des sujets qui marquent

Certains projets restent forcément en mémoire.

Nous avons travaillé sur le site AZF après l’explosion de Toulouse. Nous avons aussi accompagné Total sur plusieurs projets, notamment en Angola, avec un film autour d’une démarche d’amélioration continue menée sur des sites opérationnels, entre Pau, Luanda et un FPSO au large des côtes angolaises.

Ce type de projet impose une préparation sérieuse. Quand on filme loin, dans un environnement technique ou sensible, il faut savoir ce que l’on vient chercher, quelles questions poser et quelles images ramener.

On ne devient pas spécialiste de tous les métiers que l’on filme. Ce serait un peu prétentieux. Mais il faut suffisamment comprendre pour ne pas passer à côté du sujet.

Pédagogie

Quand l’industrie sait aussi être ludique

TotalEnergies : un film interne volontairement ludique pour parler de capture du CO₂.

L’industrie n’est pas toujours austère. Parfois, elle surprend franchement.

En 2024, une équipe de TotalEnergies nous a contactés avec une idée inattendue : produire un film interne sur la capture du CO₂ en s’inspirant de l’univers Pokémon.

L’idée était simple et plutôt maligne : faire le parallèle entre la capture de Pokémon et les technologies de capture du carbone.

Avec un tournage sur fond vert, un travail graphique important, des outils d’intelligence artificielle encore assez naissants à l’époque et beaucoup de post-production, nous avons produit un film interne volontairement décalé, pensé pour expliquer un sujet technique avec humour et pédagogie.

C’est aussi cela, la communication industrielle : trouver le bon ton pour transmettre une idée, même quand le sujet semble complexe au départ.

Innovation

Des innovations locales qui rayonnent loin

L’industrie locale réserve souvent de belles surprises.

Avec FlexKey, rencontrée dans l’écosystème French Tech, nous avons travaillé sur des vidéos pédagogiques et du motion design autour de la traçabilité industrielle, notamment dans l’industrie alimentaire. L’enjeu était de rendre compréhensible une innovation technique, liée à la sécurisation des flux et aux raccords connectés.

Avec CFATEC, entreprise du groupe INTERPEC, nous avons accompagné un projet autour de turbo-générateurs. L’entreprise travaille habituellement pour des clients à l’international, mais cette fois, le projet concernait un site tout proche : l’incinérateur de Lescar. Une belle occasion de montrer qu’une expertise industrielle mondiale peut aussi s’incarner localement.

Avec Fébus Optics, basée à Pau, nous avons découvert une technologie assez fascinante : l’analyse du signal lumineux dans une fibre optique pour détecter des informations à distance, parfois sur plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres. Là encore, notre rôle était de rendre un sujet très technique compréhensible, sans l’appauvrir.

Trois exemples en vidéo

FlexKeyRendre lisible une innovation de traçabilité industrielle.
CFATECMontrer une expertise technique qui s’incarne aussi localement.
Fébus OpticsExpliquer une technologie de détection par fibre optique.

Exemple récent

Ball Packaging : regarder autrement une canette

En 2025, nous avons aussi retrouvé les équipes de Ball Packaging, sur leur site de Mont, après une première collaboration en 2018 autour d’un film d’accueil sécurité.

Le sujet est parlant : tout le monde connaît la canette de boisson, mais beaucoup moins le processus industriel qui permet de produire son couvercle en aluminium. Sur ce site du bassin de Lacq, Ball Packaging fabrique plusieurs milliards de couvercles par an, avec des lignes de production rapides, des contrôles permanents et une organisation très précise.

Nous avons accompagné l’entreprise sur deux besoins : la mise à jour du film d’accueil sécurité, destiné aux visiteurs et intervenants, et un film de présentation du site et de son savoir-faire, pensé aussi pour des publics français et internationaux.

Le film Ball Packaging, intégré depuis l’article déjà publié sur le blog.

C’est un bon exemple de ce que nous aimons dans ces projets : partir d’un objet du quotidien, entrer dans les coulisses d’un process exigeant, puis en faire un récit clair, utile et valorisant pour l’entreprise comme pour ses équipes.

Lire l’article Ball Packaging

Territoire

Lacq Plus : comprendre l’écosystème industriel

Homme portant un masque blanc et un lanyard, donnant des instructions devant une porte blanche.
Un employé de SOBEGI, en tenue de sécurité, explique les protocoles devant une porte industrielle.

Depuis trois ans, Agence Ouverture est adhérente de Lacq Plus.

Ce n’est pas seulement une ligne dans un réseau professionnel. Pour nous, c’est une manière de mieux comprendre l’écosystème industriel du bassin de Lacq : ses grands donneurs d’ordre, ses sous-traitants, ses organismes de formation, ses prestataires, ses enjeux de sécurité, d’emploi, de transmission et de coopération.

Nous avons intégré l’association sous l’impulsion d’Hubert Lapeyre, alors dirigeant du CEFIRC, organisme de formation spécialisé notamment dans la santé-sécurité. Le CEFIRC a depuis rejoint le groupe ASFO Grand Sud, avec lequel nous continuons à travailler très régulièrement sur des vidéos liées à l’actualité et aux formations.

Nous avons aussi été parrainés par Sobegi, acteur majeur du bassin de Lacq, avec lequel nous collaborons régulièrement.

Entrer dans Lacq Plus, c’est une forme d’acculturation. Cela permet d’écouter les problématiques du territoire, de mieux comprendre les réalités des entreprises industrielles et d’éviter les discours trop génériques.

Voir l’article Lacq Plus 30 ans

Au cœur de l’industrie, il y a surtout des femmes et des hommes qui travaillent, transmettent, forment, améliorent, innovent, sécurisent, coordonnent, accueillent et expliquent.

Mémoire

Des anniversaires qui racontent plus que des dates

Parmi les projets récents nés de cet écosystème, deux films nous tiennent particulièrement à cœur.

Le premier a été réalisé pour les 40 ans de Speichim Processing, à Mourenx. À travers des interviews, des images du site et des archives, le film racontait l’histoire de l’entreprise autour de la régénération de solvants, de l’économie circulaire et des évolutions industrielles du site.

Voir l’article Speichim 40 ans

Le second a été produit pour les 30 ans de Lacq Plus. Le film mêlait mémoire collective, photos d’archives animées grâce à l’intelligence artificielle et témoignages de celles et ceux qui ont fait vivre l’association.

Voir l’article Lacq Plus 30 ans
Speichim ProcessingFilm anniversaire des 40 ans autour de l’économie circulaire, des archives et des équipes.
Lacq PlusFilm des 30 ans mêlant mémoire collective, archives animées et témoignages.

Et c’est peut-être ce film qui résume le mieux notre regard sur l’industrie.

Bien sûr, il y a des machines, des process, des normes, des risques, des innovations et des sites parfois impressionnants.

Mais au cœur de tout cela, il y a surtout des femmes et des hommes.

Des personnes qui travaillent, transmettent, forment, améliorent, innovent, sécurisent, coordonnent, accueillent, expliquent.

Métiers

Valoriser les métiers industriels

La valorisation des métiers revient souvent dans nos projets industriels.

Ce n’est pas un hasard : beaucoup de ces métiers sont en tension. Les entreprises doivent recruter, former, fidéliser, donner envie, montrer la réalité du terrain.

Or l’industrie souffre encore parfois d’images trop figées. On imagine des environnements froids, répétitifs, peu accessibles. La réalité est souvent beaucoup plus riche : métiers techniques, responsabilités, parcours d’évolution, équipes soudées, technologies de pointe, culture sécurité, enjeux environnementaux, innovation.

La vidéo permet de montrer cela.

Pas en fabriquant une vitrine artificielle, mais en donnant à voir les gestes, les visages, les explications simples, les fiertés discrètes.

Quand on échange avec les opérateurs, les techniciens ou les responsables terrain, on découvre souvent les meilleurs porte-paroles de l’entreprise. Parce qu’ils savent expliquer concrètement ce qu’ils font, pourquoi ils le font, et ce qui compte vraiment.

Conclusion

Une communication utile, pas décorative

Dans l’industrie, la communication doit servir à quelque chose.

Accueillir. Former. Expliquer. Rassurer. Valoriser. Recruter. Fédérer. Transmettre. Présenter un site. Mettre en lumière un savoir-faire. Accompagner un événement.

C’est ce qui rend ces projets passionnants.

Ils obligent à être précis, à écouter, à vérifier, à simplifier sans caricaturer, à respecter le terrain et à trouver le bon niveau de langage entre expertise technique et compréhension du public.

Travailler pour l’industrie, ce n’est donc pas seulement filmer des machines ou des chaînes de production.

C’est entrer dans des univers spécialisés, prendre le temps de comprendre ce qui s’y joue, puis aider celles et ceux qui savent faire à mieux montrer, mieux expliquer et mieux transmettre.

Et après toutes ces années, c’est encore ce qui nous donne envie d’y retourner.