Léa ne manque pas de sujets.
Un chantier à valoriser. Un collaborateur à faire parler. Une action RSE à rendre visible. Un événement interne à raconter. Un métier technique que peu de personnes connaissent vraiment. Une alternante, un tuteur, une équipe ou un projet client qui mériteraient de sortir de l'ombre.
La difficulté commence après : quel sujet choisir ? Pour qui ? Avec quel angle ? Sous quelle forme ? Et comment produire un contenu vivant avec le temps, le matériel, les outils et les circuits de validation disponibles ?
C'est à partir de ces questions que nous avons construit trois jours de formation individualisée avec Eiffage Énergie Systèmes.
Trois jours pour partir du travail réel de Léa, regarder ce qu'elle produisait déjà, essayer, filmer, analyser et transformer une multitude d'idées en une méthode qu'elle pourrait continuer à utiliser seule.
En bref
Léa contribue à valoriser les métiers, les projets, les équipes et les temps forts d'Eiffage Énergie Systèmes en région.
Elle rédige, photographie, filme, monte, relaie et adapte ses contenus à différents usages. Elle connaît déjà LinkedIn, sait produire une publication et possède de bons réflexes de communication. Notre rôle n'était donc pas de lui apprendre son métier depuis le début.
Il fallait l'aider à prendre de la hauteur, structurer ses choix éditoriaux et consolider sa réalisation audiovisuelle pour gagner en cohérence, en efficacité et en autonomie.
| Le projet | Les repères |
|---|---|
| Client | Eiffage Énergie Systèmes |
| Participante | Léa, en charge de contenus et de communication régionale |
| Format | Trois jours de formation individualisée |
| Intervenants | Franck Zordan pour la stratégie éditoriale, la ligne éditoriale et LinkedIn ; Brice pour la réalisation audiovisuelle |
| Sujets | Stratégie, formats éditoriaux, interview, vidéo smartphone, montage et diffusion |
| Méthode | Diagnostic, exercices réels, production, débriefing et supports personnalisés |
Le premier matin, nous n'avons pas sorti la caméra
Nous avons ouvert LinkedIn.
Sur l'écran, les publications déjà réalisées par Léa racontaient une partie de son quotidien : des événements, des projets, des métiers, des équipes et des informations venues du terrain.
Avec Franck, elle a repris ces contenus un à un. Pourquoi celui-ci avait-il été publié ? À qui parlait-il vraiment ? Qu'est-ce qui fonctionnait dans le texte ou dans l'image ? Qu'aurait-elle aimé mieux faire ? Et surtout : quelle place ces publications occupaient-elles dans la communication régionale d'Eiffage Énergie Systèmes ?
Cette première conversation a rapidement déplacé le sujet de la formation.
Le besoin n'était pas simplement de « mieux publier sur LinkedIn ». Il fallait comprendre le rôle réel joué par Léa, les personnes qui lui confient des sujets, les publics qu'elle cherche à toucher et les marges de manœuvre dont elle dispose.
Une formation sur mesure commence souvent ainsi : le programme donne une direction, mais c'est le travail de la personne qui révèle le véritable chemin.
Faire apparaître la stratégie derrière les publications
Lorsque les contenus s'enchaînent au fil des demandes, il est facile de rester concentré sur la prochaine échéance : trouver une photo, écrire un texte, obtenir une validation et publier à temps.
Nous avons voulu ralentir ce mouvement quelques heures.
Un chantier n'est pas seulement un chantier à montrer. Il peut devenir une preuve de savoir-faire pour un client, un sujet de fierté pour les équipes ou une porte d'entrée vers un métier méconnu.
Le portrait d'un alternant peut parler de recrutement, mais aussi de transmission, d'accompagnement et de culture d'entreprise. Une action de prévention peut devenir un tutoriel utile. Un événement peut produire autre chose qu'un album souvenir : une histoire, des témoignages et des messages qui continueront à circuler après la journée.
Avec Franck, Léa a progressivement relié ses sujets à des objectifs, des publics et des canaux. Six grands territoires éditoriaux se sont dessinés : les réalisations et les chantiers, la transition et la RSE, la vie du collectif, les métiers et les expertises, la marque employeur, ainsi que la prévention.
La ligne éditoriale n'était plus une formule abstraite. Elle devenait une grille de lecture pour décider quoi raconter, pourquoi le raconter et sous quelle forme.
Quand une idée devient un rendez-vous éditorial
Sur une feuille, les idées de formats ont commencé à s'accumuler.
Un post LinkedIn avec une photo ou un carrousel. Un retour en images après un événement. Un reportage sur une installation réalisée chez un client. Un témoignage collaborateur. Un duo entre un alternant et son tuteur. Le portrait d'un expert qui exerce un métier de niche. Une carte postale pour faire découvrir un territoire. Une allocution courte. Une interview plus spontanée. Un tutoriel consacré à la sécurité ou aux gestes professionnels.
À première vue, cette liste ressemble à un catalogue. En réalité, chaque format répond à une situation précise.
Qui voulons-nous toucher ? Que doit retenir le public ? Qui faut-il solliciter ? Quelles images faudra-t-il rapporter ? Quelle validation obtenir avant de diffuser ? Le contenu vivra-t-il sur LinkedIn, dans une newsletter, sur un espace interne ou sur plusieurs supports ?
À mesure que ces questions trouvaient une réponse, les idées devenaient activables.
L'intérêt d'un format récurrent n'est pas de fabriquer toujours la même chose. Il est d'éviter de repartir d'une page blanche. Léa conserve une structure, des repères et une méthode, puis elle les adapte à chaque personne et à chaque sujet.
Puis Franck est passé de l'autre côté de la caméra
Pour vérifier qu'une méthode est réellement acquise, il faut laisser la place à l'action.
L'un des exercices mettait Léa face à une situation plausible : interviewer un fournisseur ayant déjà réalisé des contenus institutionnels pour Eiffage. Franck a joué son propre rôle. Léa devait imaginer l'objectif de l'interview, préparer son approche et conduire l'échange sans recevoir de consignes au fur et à mesure.
À elle de lancer l'entretien, de poser ses questions, d'écouter les réponses et de décider quand relancer.
L'exercice a fait apparaître des choses qu'une fiche pédagogique ne peut pas montrer seule. Une question très préparée peut rassurer, mais elle peut aussi fermer une réponse. Une relance simple peut faire émerger un détail précieux. Une personne interviewée ne formule pas toujours spontanément une réponse facile à monter. Il faut parfois l'aider à reprendre, préciser ou remettre le contexte dans sa phrase.
Le débriefing qui a suivi n'a pas cherché à dresser une liste de fautes. Il a permis à Léa de formuler elle-même ce qu'elle conserverait, ce qu'elle préparerait différemment et ce qu'elle observerait davantage lors d'un prochain tournage.
C'est souvent à ce moment-là que la formation devient vraiment personnelle : lorsque l'expérience produit ses propres questions.
Avec Brice, faire parler les images autant que les personnes
La deuxième partie du parcours a déplacé l'attention vers la réalisation audiovisuelle.
Le smartphone, le pied et le microphone sont devenus les outils d'une petite équipe de production légère. Pas de dispositif disproportionné. Le but était de mieux utiliser les moyens que Léa peut réellement mobiliser dans son travail.
Avec Brice, elle a travaillé le cadrage, la stabilité, le son, la lumière disponible et le choix du format. Tourner en 9:16 ou en 16:9 n'est pas une simple préférence esthétique : la décision dépend de l'endroit où la vidéo sera regardée. Filmer en meilleure définition peut permettre de recadrer au montage. Prévoir un ralenti demande de l'anticiper dès la prise de vue.
Mais l'un des apprentissages les plus importants ne concernait pas un réglage.
Il concernait ce qui se passe autour de l'interview.
Des mains qui manipulent un outil. Un écran. Un déplacement dans un atelier. Un échange entre deux collègues. Un détail technique. Un plan large qui situe le lieu. Ces images donnent du contexte, créent du rythme et permettent au montage de respirer.
Une personne qui parle porte le message. Les images d'illustration permettent au public de le comprendre et de le ressentir.
Produire dans le cadre réel de l'entreprise
L'autonomie ne consiste pas à oublier les contraintes. Elle consiste à savoir créer avec elles.
Léa travaille dans un environnement où les contenus doivent respecter l'identité du groupe, les règles de sécurité, le droit à l'image, les informations métier et différents niveaux de validation. Les outils de montage et d'habillage participent eux aussi à cette cohérence.
Nous avons donc travaillé à l'intérieur de ce cadre.
Quels sujets peuvent être préparés rapidement ? Lesquels demandent l'avis d'un responsable, d'un expert métier ou d'un référent sécurité ? Que faut-il vérifier avant de montrer un chantier ? Comment produire une vidéo plus vivante tout en conservant un habillage homogène ?
Ces questions font partie du métier autant que le cadrage ou le montage. Elles sécurisent la production et évitent qu'une bonne idée se bloque au dernier moment.
Un support qui évoluait pendant que Léa avançait
Entre les journées de formation, le parcours continuait de prendre forme.
Nous avions préparé pour Léa un espace pédagogique en ligne. Elle pouvait y préciser son rôle, formaliser ses objectifs, analyser ses publications et conserver le débriefing de ses exercices.
Ses réponses ne disparaissaient pas dans un questionnaire de positionnement. Elles devenaient la matière de la séquence suivante.
Lorsqu'un besoin apparaissait, une nouvelle fiche pouvait être créée. Lorsqu'un format méritait d'être approfondi, il obtenait sa propre page. Lorsque le déroulé prévu ne correspondait plus exactement aux questions du moment, nous le réorganisions.
Cet outil a grandi avec la formation. Il est devenu à la fois un carnet de bord, un espace de réflexion et une mémoire du travail réalisé.
C'est une dimension importante de notre manière de former. L'individualisation ne consiste pas seulement à choisir de bons exemples. Elle consiste à écouter ce qui se passe pendant la session et à accepter que les réponses de la personne transforment le parcours.

Trois jours, puis des ressources pour continuer
À la fin de la formation, Léa n'est pas repartie avec un support générique de plusieurs dizaines de diapositives.
Elle disposait d'une synthèse de sa stratégie de communication, d'une bibliothèque de dix formats, de fiches de préparation, de repères pour conduire une interview, d'une synthèse audiovisuelle et d'une grille de validation des acquis.
Ces documents reprennent les sujets, les contraintes et les idées rencontrés pendant les trois jours. Ils peuvent servir à préparer une prochaine publication, cadrer un reportage, expliquer un choix à un interlocuteur interne ou analyser un contenu après sa diffusion.
Ils donnent aussi de la continuité au parcours. Une formation ne devrait pas s'arrêter lorsque le formateur ferme son ordinateur. Elle doit laisser suffisamment de traces pour que la personne puisse retrouver une logique, adapter une méthode et continuer à progresser seule.
Ce que Léa emporte de la formation
Léa savait déjà communiquer et produire des contenus. Les trois jours n'avaient pas pour objectif de remplacer cette expérience, mais de lui donner davantage de structure et de liberté.
Elle peut désormais relier plus facilement un sujet à un objectif, choisir un format selon le public et le canal, préparer une interview avec plus de souplesse, anticiper les plans utiles et analyser une publication autrement qu'à travers le seul nombre de réactions.
Elle dispose aussi d'un langage plus précis pour présenter ses choix : l'angle, le message, le public, le format, les conditions de production et les validations.
Pour Eiffage Énergie Systèmes, cette montée en compétence permet de mieux valoriser les projets, les expertises et les personnes avec des contenus réalistes à produire et cohérents avec le cadre du groupe.
Le résultat n'est pas une communication plus spectaculaire à tout prix. C'est une communication mieux pensée, plus incarnée et plus facile à reproduire.
Former à partir de ce qui se passe vraiment
Cette expérience avec Léa et Eiffage Énergie Systèmes raconte assez bien ce que l'on vient chercher dans une formation chez Ouverture.
On y arrive avec son métier, ses questions, ses contraintes, ses habitudes et parfois des idées encore difficiles à organiser.
Nous apportons une méthode, un regard extérieur et des compétences complémentaires. Puis nous travaillons ensemble sur les vrais sujets. Nous observons. Nous essayons. Nous laissons une place à l'erreur et au débriefing. Nous modifions le programme lorsqu'une question plus importante apparaît.
Franck a accompagné Léa sur la stratégie éditoriale, la ligne éditoriale, LinkedIn et la conception des formats. Brice lui a permis de consolider la préparation, la prise de vue, l'interview et le montage. Entre les deux, Léa a construit une manière de produire qui lui ressemble et qui reste compatible avec son environnement professionnel.
C'est cette expérience que nous cherchons à créer : une formation où l'on ne vient pas seulement recevoir des conseils, mais où l'on prend le temps de comprendre son propre travail, de tester de nouvelles façons de faire et de repartir avec quelque chose qui fonctionne vraiment.
Merci à Léa et à Eiffage Énergie Systèmes pour leur confiance, leur implication et la qualité des échanges pendant ces trois jours.

